Ouagadougou : lancement des travaux de curage des barrages n°1, n°2, n°3 et de Boulmiougou

Le Ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources Animales et Halieutiques a procédé, ce vendredi 1er mai 2026, au lancement officiel des travaux de curage des barrages n°1, n°2, n°3 ainsi que de celui de Boulmiougou à Ouagadougou.

Cette opération s’inscrit dans une dynamique de préservation des ressources en eau, dans un contexte marqué par l’ensablement progressif de ces infrastructures. Au fil des années, l’accumulation de sédiments a réduit leur capacité de rétention, avec des conséquences sur l’agriculture, l’approvisionnement en eau potable et l’équilibre environnemental.

Le ministre d’État, ministre en charge de l’Agriculture, le commandant Ismaël Sombié, indique que ces travaux visent à prévenir les inondations et à contribuer à la réduction du déficit en eau potable.

« La saison des pluies s’annonce. Nous avons tous en mémoire les inondations de 2009 qui ont causé d’importants dégâts. Il était nécessaire d’anticiper », affirme-t-il.

Commandant Ismaël Sombié, ministre d’État, ministre en charge de l’Agriculture

Il souligne également les difficultés d’approvisionnement en eau potable dans la capitale.

« La ville de Ouagadougou fait face à un déficit de 57 000 m³ d’eau par jour. La station de pompage de l’ONEA, installée sur ces barrages, ne peut plus être exploitée en raison de la dégradation de la qualité de l’eau », explique le ministre.

En cause, selon lui, les rejets d’eaux usées dans les canaux, certaines pratiques agricoles et l’utilisation de produits chimiques.

Concernant les exploitants installés sur les sites des barrages, des mesures d’accompagnement sont annoncées.

« En collaboration avec la délégation spéciale, 100 hectares ont été mobilisés dans la ceinture verte. Des forages à gros débit y seront réalisés pour permettre aux producteurs de poursuivre leurs activités », précise le ministre.

Du côté des maraîchers, la décision est accueillie avec soulagement.

« Nous sommes reconnaissants. Des terres nous ont été attribuées et nous bénéficions d’un appui pour poursuivre nos activités », confie Abdoul Wahab Ilboudo, représentant des producteurs.

Abdoul Wahab Ilboudo, représentant des producteurs.

Avec cette initiative, les autorités entendent renforcer la capacité des ouvrages hydrauliques et sécuriser les populations face aux risques d’inondation, tout en soutenant les activités économiques liées à l’eau.

Gladys SANKARA (Stagiaire)