Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans sa coopération avec la diaspora afrodescendante. Le mardi 21 avril 2026 à Ouagadougou, le gouvernement burkinabè, à travers le Bureau national des grands projets, a signé un mémorandum d’entente avec l’Institut de développement de la diaspora africaine (ADDI). La cérémonie a été présidée par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré.
Cette convention vise à mobiliser les compétences et les ressources de la diaspora au service du développement du pays. Plusieurs axes structurent ce partenariat, notamment la création d’une institution de microfinance destinée à soutenir les acteurs économiques, la mise en place d’unités industrielles, le développement du secteur agricole et la création d’une télévision panafricaine.
Le directeur exécutif du Bureau national des grands projets, Pr Hamidou Sawadogo, a précisé que ce partenariat intègre également un volet formation.
« Cette convention met en œuvre plusieurs axes, dont la création d’une microfinance au profit des Burkinabè », a-t-il indiqué.
Hamidou Sawadogo, aux côtés de la Présidente de l’ADDI, soulignant les axes du partenariat, notamment la formation et la création d’une microfinance au profit des Burkinabè, lors de la signature de la convention.
Il annonce aussi un appui en formation technique et professionnelle, avec un système de transfert de compétences. Un don sans contrepartie est d’ailleurs prévu au centre de référence de Ziniaré, dès le lendemain de la signature.
Le mémorandum prévoit aussi la construction d’infrastructures sanitaires et la mobilisation de professionnels de santé issus de la diaspora pour appuyer le système sanitaire burkinabè, notamment par des missions et du transfert de compétences.
Le secteur des technologies de l’information et de la communication figure également parmi les priorités, avec un accent sur le transfert de technologies, considéré comme un levier pour la modernisation de l’économie. Le domaine agricole est lui aussi concerné, avec des projets visant à renforcer la sécurité alimentaire et la résilience des communautés rurales.
Présidente de l’ADDI, Dr Arikana Chihombori a salué cette dynamique. Elle estime que le Burkina Faso demeure un exemple à l’échelle internationale.
« Nous avons mis en place plusieurs initiatives dans divers domaines, notamment des formations pour renforcer les compétences des jeunes », a-t-elle expliqué.
La Présidente de l’ADDI, Dr Arikana Chihombori, a salué les efforts du Burkina Faso et annoncé des projets de coopération, dont la future « Wakanda City ».
Elle évoque également des projets en réflexion, dont la création d’une ville baptisée « Wakanda City ».
« Nous voulons, si tout va bien, créer une ville au Burkina Faso dénommée Wakanda City. Nous pensons que cela va se réaliser », a-t-elle confié.
Ce partenariat traduit une volonté partagée de renforcer les liens entre le Burkina Faso et sa diaspora, autour de secteurs clés comme la formation, la santé, les TIC et l’agriculture.
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