À l’heure où la Confédération des États du Sahel (AES) fait face à des défis sécuritaires et politiques majeurs, des étudiants de l’Université Libre du Burkina (ULB) ont choisi de prendre la parole. Le Club de diplomatie et de relations internationales de l’université a organisé, ce 18 avril 2026, un café diplomatique consacré aux enjeux actuels de la sous-région.

Étudiants et professionnels se sont retrouvés autour du thème : « Diplomatie, jeunesse et consolidation de la Confédération des États du Sahel : enjeux et perspectives ». Une rencontre pensée pour créer un espace d’échanges sur les grandes questions diplomatiques du moment.
Une jeunesse qui veut peser dans le débat
Conçue comme une journée ouverte, l’initiative a permis aux jeunes d’exprimer leurs points de vue sur les défis liés à l’avenir des trois États membres de l’AES.
Pour la présidente du club, Angèle Coulibaly, cette activité repose sur un engagement clair.
« Ce qui nous a motivés d’abord, c’est le continent africain, notre amour pour notre pays », explique-t-elle.

Dans un contexte marqué par l’insécurité, elle souligne l’importance de ces cadres de discussion. Selon elle, ils permettent aux jeunes de partager leurs idées et de contribuer à la réflexion sur la lutte contre le terrorisme dans les pays concernés.
Une initiative qui trouve un écho
Présent en tant que parrain, Patrice Lompo salue une démarche utile à la formation des futurs acteurs de la diplomatie.
« Cette initiative est louable et participe à la consolidation de la formation des futurs diplomates », estime-t-il, évoquant une expérience appelée à « faire tâche d’huile auprès d’autres jeunes«
Même constat du côté des participants. Certains espèrent repartir avec de nouvelles connaissances et une meilleure compréhension des enjeux internationaux.
« Au sortir de ce café diplomatique, j’espère apprendre des éléments nouveaux qui pourront enrichir ma culture générale », confie Andy Dicko .

Des perspectives déjà annoncées
Dans la continuité de cette dynamique, les organisateurs annoncent déjà la tenue d’un panel en fin mai, en collaboration avec la commission nationale des États de l’AES. Les échanges porteront notamment sur des propositions et des pistes de réflexion liées à l’organisation et au fonctionnement de cette instance.
Ce café diplomatique marque ainsi une première étape. Celle d’une jeunesse qui ne veut plus rester en marge, mais prendre part aux réflexions sur l’avenir de la sous-région.
Gloria Balo











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