Burkina : 60 millions de FCFA en faux billets saisis dans un car

La douane burkinabè a saisi de faux billets en coupures de 5 000 FCFA, pour une valeur totale estimée à 60 millions de FCFA. Le butin a été présenté aux médias ce 13 août 2026.

Les liasses de billets étaient soigneusement dissimulées dans un car de transport de passagers. Leur découverte est intervenue à la Direction générale des douanes, à l’issue d’un contrôle approfondi du véhicule, après les premiers soupçons.

« Cela s’est passé dans la nuit du 23 juillet 2026 sur l’axe Tenkodogo-Ouagadougou. Le propriétaire du véhicule a malheureusement permis au convoyeur et au chauffeur de pouvoir se dissiper avant la découverte des faux billets de banque », a expliqué le directeur général des douanes, l’inspecteur divisionnaire Yves Kafando.

Yves Kafando, Directeur général des Douanes du Burkina Faso, revient sur les circonstances de la saisie des faux billets.

Seul à devoir, à ce stade, répondre des faits dans cette affaire, le propriétaire du car affirme ne pas avoir eu connaissance du contenu de la cargaison et rejette toute implication.

Le propriétaire du car a permis aux autres personnes présentes à bord de regagner Bamako, se retrouvant ainsi seul à répondre des faits

Une version qui contraste toutefois avec son refus de contribuer au retour du chauffeur, du convoyeur et de l’apprenti, actuellement hors de portée des enquêteurs.

Une cargaison qui ne se limitait pas aux faux billets

D’autres produits prohibés ont également été saisis à bord du véhicule, notamment de la drogue et des médicaments.

La fouille du véhicule a également permis de découvrir d’autres marchandises prohibées. Les douaniers ont notamment saisi 99 plaquettes de Tapentadol, 360 plaquettes de Vasilium ainsi que 10 boules de chanvre indien.

Ces différentes découvertes ont conduit à l’ouverture d’une procédure judiciaire.

« Nous allons ouvrir une procédure judiciaire pour que le propriétaire du car et, évidemment, tous ceux qui seront mis en cause par les juridictions puissent être interpellés et répondre des actes qu’ils ont posés », a déclaré Yves Kafando.

Pour les services douaniers, cette opération s’inscrit dans la lutte contre les réseaux de fraude et de contrebande. Au-delà des infractions économiques, le contrôle de ces circuits constitue également un enjeu sécuritaire, puisqu’il vise à empêcher que les trafics illicites ne contribuent au financement des groupes terroristes.

Wendinmi OUEDRAOGO