Le Burkina Faso a commémoré, le 1er novembre 2026, le 66ᵉ anniversaire de ses Forces armées nationales. La cérémonie, présidée par le président de l’Assemblée législative du Peuple, s’est tenue à la place de la Révolution, à Ouagadougou. Elle a été l’occasion de revenir sur les enjeux de la défense nationale et de rendre hommage à celles et ceux qui consentent des sacrifices pour la protection de la patrie.

La défense de la patrie ne se joue pas uniquement sur les lignes de front. Elle repose également sur la mobilisation des citoyens désireux de mettre leurs compétences au service de la nation. C’est le message porté par le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé.
Dans cette dynamique, la Réserve militaire se présente comme un instrument de mobilisation citoyenne. Elle offre aux Burkinabè qui remplissent les conditions requises la possibilité de contribuer à la défense nationale, sans pour autant faire de chaque citoyen un soldat.
Servir son pays ne signifie pas nécessairement porter une arme
« Il ne s’agit pas d’établir chaque citoyen en soldat, mais de permettre que ceux qui remplissent les conditions requises puissent servir dans un cadre légal, organisé, discipliné et adapté aux exigences de la défense nationale », a précisé le ministre.

Cet appel à la mobilisation suscite déjà un intérêt important. Moins d’un mois après le lancement des inscriptions, plus de 86 000 citoyens s’étaient enregistrés pour intégrer la Réserve militaire, sur un objectif de 100 000 enrôlements à atteindre d’ici à la fin de l’année 2026. Ces chiffres traduisent l’engouement suscité par cette initiative auprès des populations.
Amputé d’un pied et d’un bras, il refuse de renoncer
La commémoration du 66ᵉ anniversaire des Forces armées nationales a également permis de saluer l’engagement de celles et ceux qui contribuent à la défense de la patrie. Au total, 56 officiers, sous-officiers, personnels paramilitaires et volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont reçu des distinctions honorifiques.
Parmi les récipiendaires figure Issaka Guira, un VDP dont le parcours témoigne d’une détermination remarquable. Amputé d’un pied et d’un bras, il porte les séquelles physiques de son engagement. Malgré ces épreuves, il affirme sa volonté de rester mobilisé pour la défense de la patrie.

Une détermination qu’il résume en quelques mots : « Tant que ce n’est pas fini, nous restons engagés. »
Dans le prolongement de ces hommages, une attention particulière a été accordée aux blessés de guerre, désormais confrontés au défi de la guérison et de la réadaptation. Une visite leur a été rendue afin de leur témoigner la solidarité de la Nation et de leur apporter un soutien moral.

Après 66 années d’existence, les Forces armées nationales poursuivent leur engagement dans la défense et la reconquête du territoire national. Malgré les nombreux défis sécuritaires auxquels elles font face, les avancées enregistrées dans la lutte contre le terrorisme nourrissent l’espoir d’une victoire et d’un retour durable à la paix au Burkina Faso.
Wendnimi OUEDRAOGO











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