Et si certaines pierres pouvaient attirer l’amour, protéger contre les énergies négatives ou favoriser la prospérité ? Au SIAO 2026, Gnagnere Dembélé présente des pierres précieuses venues du Mali auxquelles elle associe des significations particulières. Du quartz rose à la citrine, chaque pierre raconte une histoire et porte, selon les croyances qu’elle évoque, une promesse différente.

Quartz rose, améthyste, obsidienne noire, grenat, opale, tourmaline noire, rubis et citrine. Sur le stand de Gnagnere Dembélé, ces pierres venues du Mali ne servent pas uniquement à confectionner des bracelets, des colliers et d’autres bijoux. L’exposante leur attribue également des vertus liées à l’amour, à la protection et à la prospérité.
« Le quartz rose, c’est une pierre qui apporte l’amour, la joie, la paix », explique-t-elle.

L’obsidienne noire, quant à elle, est associée à la protection contre les influences négatives. « C’est une pierre de protection contre les mauvais yeux, les mauvaises vibrations, les énergies négatives autour de toi », précise Gnagnere Dembélé.
Certaines pierres sont également liées à la réussite financière. Le grenat serait ainsi une pierre de stabilité financière et d’énergie. « Grenat, c’est une pierre de stabilité financière. Et puis c’est une pierre qui donne l’énergie », affirme l’exposante.

L’opale est, elle, associée à la « prospérité, abondance », tandis que le rubis est présenté comme « une pierre d’élévation financière ». Mais la citrine semble occuper une place particulière dans cette collection. « Citrine, c’est une pierre d’attirance d’argent », assure-t-elle.
Au-delà des pierres, le Mali veut séduire les acheteurs
Ces pierres constituent l’une des curiosités du pavillon malien à la 18ᵉ édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou. D’autres produits sont également proposés aux visiteurs, notamment des tissus, des cauris, de l’indigo et des articles en cuir.

Pour Morris Coulibaly, qui participe lui aussi pour la première fois au SIAO, le principal défi reste de transformer l’intérêt des visiteurs en achats. « Les gens viennent seulement pour visiter et puis ils partent », constate-t-il.
Il invite le public à s’intéresser davantage aux produits exposés afin de découvrir le travail des artisans maliens. « On veut que les gens viennent visiter nos stands pour qu’ils puissent savoir que les Maliens travaillent beaucoup », ajoute-t-il.
Pour Gnagnere Dembélé comme pour Morris Coulibaly, cette première participation au SIAO représente une occasion de faire connaître leurs produits au public burkinabè. Mais au-delà de la curiosité suscitée par les pierres et les autres créations, les exposants espèrent surtout enregistrer de bonnes ventes avant la clôture du salon.
« On espère vraiment d’avoir beaucoup de clients, beaucoup d’achats avant la fin », confie Gnagnere Dembélé.
Au pavillon malien, les pierres attirent les regards et suscitent la curiosité. Reste à savoir si elles contribueront aussi à attirer les acheteurs.
Cécile SAWADOGO











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