Près de 5 millions d’enfants âgés de 3 à 59 mois bénéficieront gratuitement d’un traitement préventif contre le paludisme au Burkina Faso en 2026. L’annonce a été faite ce mardi 23 juin à Ouagadougou par le Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme (SP/Palu), à l’occasion du lancement de la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS).

La campagne vise à protéger les jeunes enfants durant la saison des pluies, période de forte transmission du paludisme. Les médicaments seront administrés gratuitement afin de réduire les risques de formes graves de la maladie et les décès liés au paludisme.
Une campagne organisée en cinq passages
Le premier passage de la campagne est prévu du 26 au 28 juin 2026. Il concernera 24 districts sanitaires enregistrant les plus fortes incidences de paludisme. Les quatre passages suivants couvriront l’ensemble des 70 districts sanitaires du pays.
Le calendrier de mise en œuvre se présente comme suit : du 26 au 28 juin ; du 23 au 26 juillet ; du 20 au 23 août ; du 17 au 20 septembre ; du 15 au 18 octobre.
Selon le Secrétaire permanent pour l’élimination du paludisme, Dr Sidzabda Christian Bernard Kompaoré, l’adhésion des parents reste indispensable pour assurer le succès de l’opération.
« Il est très important que vous nous appuyiez afin que l’ensemble des parents comprenne que les enfants doivent bénéficier de ce traitement », a-t-il déclaré.

Plus de 1,2 million d’enfants attendus dès la première phase
Pour cette édition 2026, les autorités sanitaires ambitionnent de protéger près de 5 millions d’enfants sur l’ensemble du territoire national, dont plus de 1,2 million dès le premier passage.
L’objectif est de renforcer la protection des enfants contre le paludisme pendant les mois où la transmission est la plus élevée.
Un budget de 5 milliards de francs CFA mobilisé
La mise en œuvre de la campagne bénéficie d’un budget global de 5 milliards de francs CFA. Sur ce montant, 2,7 milliards de francs CFA sont spécifiquement consacrés à la chimio-prévention du paludisme saisonnier.

Malgré les efforts engagés, plusieurs défis subsistent. Les responsables sanitaires évoquent notamment le respect des trois prises du traitement, la poursuite correcte de l’administration des médicaments à domicile après la première dose, ainsi que les difficultés d’accès à certaines localités en raison des fortes pluies et du contexte sécuritaire.
Le Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme invite ainsi les parents à veiller au respect intégral du traitement afin de garantir son efficacité et de contribuer à réduire l’impact du paludisme durant la saison de haute transmission.
Gloria Rolande Balo











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