À quelques jours de la fenêtre FIFA, le sélectionneur des Étalons du Burkina Faso, Amir Abdou, était face à la presse ce lundi à Ouagadougou. Objectif : faire le point avant la double confrontation face à la Guinée-Bissau, prévue les 28 et 31 mars 2026 au stade du 4 Août.
Un staff enfin dévoilé
Très attendu depuis sa nomination, le staff technique du sélectionneur a été officiellement présenté. Une équipe composée de profils variés, avec pour ambition d’insuffler une nouvelle dynamique à la sélection.
Le staff se compose de :
1er adjoint : Bouziane Benaraïbi
2e adjoint : Jonathan Zongo
Préparateur physique : Redon Julien
Kinésithérapeute et nutritionniste : Abdelilah El Bahlaoui
Ostéopathe : Faustin Bastide
Analyste vidéo : Ibrahim Diop
Analyste du jeu : Elhadjii Abdoulaye Seck
Un poste reste toutefois en suspens, celui d’entraîneur des gardiens. En attendant une nomination officielle, Daouda Diakité assure l’intérim.
« Dans cette liste, nous avons de la qualité. Il faut apporter un souffle nouveau au projet », a expliqué le sélectionneur.
Autorité affichée et ligne claire
Le ton est ferme. À quelques jours de ses premiers matchs, Amir Abdou pose les bases de son projet : la performance avant tout.
« Celui qui n’est pas performant en club ne viendra pas. Il faut des cadres, oui. Mais pas des cadres en photo », affirme-t-il.
Abdou Amir, Sélectionneur des Étalons
Dans un discours direct, il insiste sur son indépendance :
« Je suis le sélectionneur, le dernier mot me revient. Même le président de la Fédération ne pourra pas m’imposer un joueur s’il n’est pas performant. »
Au-delà du terrain, le technicien dénonce les tentatives d’influence et revendique une gestion basée sur le mérite.
« Il y a 22 millions d’habitants au Burkina Faso, plus la diaspora. Avant chaque match, vous êtes 22 millions de sélectionneurs. Je ne sélectionne pas un joueur parce que c’est le cousin de quelqu’un ou parce que son agent est proche de quelqu’un. »
Une posture assumée, qui marque une volonté de rupture dans la gestion du groupe.
« Je ne suis pas là pour faire plaisir. J’ai une responsabilité. Je prends les décisions finales », martèle-t-il.
Une liste ajustée et un chantier ouvert
Le sélectionneur est également revenu sur la liste des joueurs publiée récemment. Initialement prévue pour 26 éléments, elle a connu un ajustement de dernière minute.
« Farad Sana s’est désisté, il a opté pour le Togo », a-t-il précisé.
Un épisode qui illustre la complexité du dossier des binationaux, un chantier que le sélectionneur entend poursuivre dans les mois à venir.
« Nous allons continuer à travailler pour convaincre d’autres profils », assure-t-il.
Stabilité et exigence au cœur du projet
Dans sa vision, il ne s’agit pas de bouleverser l’équipe, mais de bâtir un groupe équilibré en s’appuyant sur une ossature existante.
« Personne ne sera obligé d’être là. Les joueurs doivent respecter l’institution et avoir envie de jouer pour le drapeau », insiste-t-il.
Concernant Ismaëlo Ganiou, le sélectionneur se montre prudent mais ouvert. Après un premier échange avec le joueur, il prévoit de poursuivre les discussions afin de le convaincre de rejoindre la sélection.
Un premier test très attendu
Sur le plan sportif, la double confrontation face à la Guinée-Bissau servira de premier test grandeur nature pour le nouveau staff.
Dans le milieu des observateurs, les premières réactions sont partagées. Si certains saluent la clarté du discours, d’autres attendent encore des réponses sur le terrain.
Pour Ismaël Ganame, ces rencontres permettront surtout de tirer des enseignements :
« Un match international reste un test important pour corriger et ajuster. »
Ismaël Ganamé, journaliste sportif
Le premier rendez-vous est fixé au 28 mars 2026 à 18h, avant une seconde confrontation le 31 mars à 19h, toujours au stade du 4 Août.
Deux matchs qui marqueront les premiers pas d’Amir Abdou à la tête des Étalons, sous le regard attentif du public burkinabè.
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