SIAO 2026 : Hamidou Koumaré met la poterie de Tchériba à l’honneur

Huit participations au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) et une satisfaction renouvelée. Pour cette 18ᵉ édition, l’artisan burkinabè Hamidou Koumaré se réjouit des conditions d’accueil et d’exposition, mais surtout du démarrage encourageant de ses ventes. Sur son stand, il propose aux visiteurs des articles en poterie fabriqués à Tchériba, dans la Boucle du Mouhoun.

Habitué du rendez-vous biennal de l’artisanat africain, Hamidou Koumaré apprécie particulièrement l’organisation de cette édition. De son installation sur le site à l’obtention des badges, les différentes démarches se sont déroulées sans difficulté majeure, selon lui.

« Cette année, tout a été facile. La rentrée, l’exposition et même pour avoir les badges, tout ça a été facile », confie-t-il.

Cette satisfaction concerne aussi les premiers résultats commerciaux. Contrairement à certaines éditions où les exposants devaient patienter plusieurs jours avant de réaliser leurs premières ventes, Koumaré Hamidou affirme avoir enregistré des achats dès le début du salon.

« Souvent, quand on vient comme ça, on va venir s’asseoir du commencement jusqu’au cinquième jour comme ça pour voir gagner quelque chose. Mais pour cette année, ça n’a pas été le cas. Depuis le début qu’on a fait l’installation, on a commencé à vendre un peu, un peu », souligne-t-il.

Hamidou Koumaré, exposant Burkinabè

L’artisan observe toutefois que les visiteurs ne passent pas toujours à l’achat dès leur première visite. Certains prennent le temps de parcourir les stands, de regarder les produits et de revenir plus tard pour effectuer leurs achats. « Le client, il fait les va-et-vient, il regarde, il y a d’autres qui payent. Parce qu’il faut savoir, il faut visiter d’abord et revenir maintenant pour payer », explique-t-il.

La poterie de Tchériba sur les étals du SIAO

Sur son stand, Koumaré Hamidou présente plusieurs objets issus de la poterie, notamment des assiettes, des plats et des canaris destinés à la décoration. Ces articles sont fabriqués à Tchériba, dans la Boucle du Mouhoun, et proposés aux visiteurs de cette 18ᵉ édition.

Assiettes, plats et canaris décoratifs : il expose des créations en poterie fabriquées à Tchériba, dans la Boucle du Mouhoun.

Ces créations associent usages pratiques et décoration. Elles donnent surtout un aperçu du travail des artisans de cette localité, dont les productions trouvent leur place au rendez-vous international de l’artisanat de Ouagadougou.

Pour cette huitième participation, Koumaré Hamidou espère que les résultats enregistrés au début du salon se maintiendront jusqu’à la clôture.

« Comme le commencement a été bon, on prie Dieu aussi pour que la terminaison soit bonne », espère-t-il.

Son souhait reste de voir les visiteurs s’intéresser davantage aux articles exposés et soutenir les productions artisanales fabriquées au Burkina Faso.

Cecile SAWADOGO