Une mortalité de poissons observée au barrage n°3 de Ouagadougou a suscité des inquiétudes au sein des populations riveraines. Les investigations menées par les services compétents ont permis d’identifier les facteurs à l’origine de ce phénomène et de guider les mesures d’urgence engagées par les autorités.

Un fort déséquilibre de la qualité de l’eau
Les investigations ouvertes rapidement à la suite de cet événement ont livré leurs conclusions. Selon les résultats communiqués par le ministère, un fort déséquilibre de la qualité de l’eau est à l’origine de ce phénomène.
Les prélèvements ont notamment mis en évidence un pH très acide de 4,48, une température comprise entre 29 et 30°C ainsi qu’un important déficit en oxygène dissous, aussi bien en surface qu’en profondeur. Cette baisse critique de l’oxygène aurait provoqué une asphyxie massive des poissons.

Plusieurs facteurs identifiés
Selon les investigations, plusieurs facteurs ont contribué à cette dégradation du milieu aquatique : les rejets d’eaux usées acheminés vers le barrage, certaines activités hôtelières et maraîchères aux alentours, ainsi que le lessivage des sols provoqué par les premières pluies de la saison. Ce lessivage entraîne des matières organiques, des résidus de pesticides et d’autres polluants directement dans les eaux du barrage.
Des mesures d’urgence engagées
Pour limiter les risques sanitaires et environnementaux, les autorités ont procédé à l’enlèvement des poissons morts et renforcé les actions de sensibilisation auprès des pêcheurs et des populations riveraines.
Le ministère assure poursuivre le suivi de la situation afin de préserver durablement l’écosystème du barrage.
La rédaction











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