Un nouveau dispositif juridique vient encadrer le secteur des cycles, cyclomoteurs et motocycles au Burkina Faso. Adopté pour combler les insuffisances de l’arrêté de 2024, ce cadre réglementaire élargit les obligations bien au-delà des seuls acteurs du montage.
La principale innovation de ce nouveau cadre réglementaire réside dans l’instauration d’un agrément obligatoire pour tous les opérateurs intervenant dans les activités de fabrication, de montage, d’importation et de distribution des cycles, cyclomoteurs et motocycles.
Lors d’une conférence de presse ce 5 juin 2026, le coordonnateur général de la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), Sanibè Faho, a souligné que « l’instauration de l’agrément devrait permettre de mieux répondre aux nombreuses failles et aux défis auxquels le secteur était confronté jusque-là ».
Selon lui, cet agrément va bien au-delà d’une simple formalité administrative.
« Il constitue à la fois une autorisation préalable et une obligation continue », a-t-il expliqué.
Le Coordonnateur général de la BMCRF insiste sur le respect de la nouvelle réglementation
Il a insisté sur la nécessité pour les opérateurs de respecter durablement les exigences fixées par la réglementation.
Assainir et structurer un secteur en pleine expansion
Cette réforme vise à assainir et mieux structurer la filière des cycles, cyclomoteurs et motocycles, un secteur marqué ces dernières années par une forte croissance du nombre d’acteurs et d’engins en circulation.
L’instauration de l’agrément vise également à renforcer le contrôle de la qualité des engins mis sur le marché, afin de garantir leur conformité aux normes en vigueur.
Le nouveau dispositif doit par ailleurs permettre une meilleure identification des différents intervenants de la chaîne, de la fabrication à la distribution. Les opérations de suivi, de contrôle et de traçabilité des activités du secteur en seront ainsi facilitées.
Délais de mise en conformité et appel des opérateurs
La mise en œuvre du nouveau dispositif s’accompagne de délais différenciés selon les acteurs du secteur. Les fabricants et unités de montage disposent d’un délai d’un an, soit jusqu’au 25 mai 2027, pour se conformer aux nouvelles exigences.
Les premiers responsables de la BMCRF ont déjà pris langue avec les faîtières des cycles pour une meilleure appropriation de l’arrêté
Les importateurs et distributeurs, quant à eux, ont jusqu’au 25 août 2026, soit trois mois.
La vulgarisation du texte a débuté le 4 juin 2026 auprès des acteurs concernés. Ces derniers ont d’ores et déjà formulé une demande d’allongement du délai d’entrée en vigueur. Ils estiment le temps de mise en conformité insuffisant au regard des nouvelles obligations imposées.
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