À l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ISTIC), les soutenances des travaux de fin de formation ont débuté. Un exercice académique qui permet aux 45 stagiaires du cycle B de présenter leurs productions et de démontrer les compétences acquises au cours de leur parcours. La session inaugurale a été présidée par Jean Noël Bonkoungou, représentant le ministre de la Communication.

Bouda Wendbala Fleur Evie porte désormais fièrement le titre de journaliste. Assistante en Sciences de l’information et de la communication (SIC), elle a présenté et défendu son travail devant un jury d’évaluation.
À travers un grand reportage de 26 minutes, elle s’intéresse au quotidien des agents publics en poste dans des zones à fort défi sécuritaire, notamment à Bogandé. Son travail rend compte de leur engagement, de leur courage et des réalités auxquelles ils sont confrontés face à la menace terroriste.
« Pendant sept jours d’immersion à Bogandé, en mars 2026, j’ai vécu une expérience intense. Un déplacement qui demandait du courage, compte tenu du contexte sécuritaire de la zone », témoigne l’impétrante.

Le pari réussi d’un sujet sensible et d’actualité
Portée par sa détermination, son audace et son sens de l’écoute, Bouda Wendbala Fleur Evie a convaincu le jury par la qualité de son travail. Elle décroche ainsi la mention Très bien avec une note de 17/20.

Pour le président du jury, cette production témoigne d’un engagement remarquable et d’une capacité à traiter une problématique sensible avec rigueur.
« Le sujet abordé est d’une grande originalité. Pour une étudiante, avoir pris l’initiative de s’intéresser à une telle problématique constitue une démarche remarquable », a souligné Sibiri Issa Lankoandé.
Des travaux en phase avec les réalités de la société
À l’image de Bouda Wendbala Fleur Evie, 44 autres stagiaires se soumettront à cet exercice d’évaluation les 25 et 26 juin prochains. Une étape décisive qui marque l’aboutissement de leur formation et ouvre la voie à l’obtention de leur diplôme.
Présente à cette soutenance inaugurale, la directrice générale de l’ISTIC a salué l’engagement des stagiaires dans la réalisation de leurs travaux.
« Cette année, nous sommes particulièrement satisfaits, car la quasi-totalité des stagiaires ont pu déposer leur production ou leur étude de cas », s’est réjouie Dr Alizeta Ouoba.

Au-delà du nombre de productions présentées, la qualité et la pertinence des sujets traités retiennent également l’attention. Selon la directrice générale, les thématiques développées par les candidats sont en adéquation avec les préoccupations actuelles de la société.
Dans son allocution, le représentant du ministre de la Communication, Jean Noël Bonkoungou, a salué la rigueur du dispositif académique mis en place par l’ISTIC pour le bon déroulement des soutenances.
Wendinmi Ouédraogo











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