La 13e édition des Faso Music Awards (FAMA) a célébré, dans la soirée du samedi 13 juin 2026 à Ouagadougou, les acteurs qui font rayonner la musique et la culture burkinabè. Au terme d’une cérémonie riche en émotions, Privat a remporté trois trophées, Miss Tanya s’est illustrée avec deux distinctions majeures, tandis que Koudbi Koala a été consacré personnalité FAMA de l’année.
Privat et Miss Tanya dominent le palmarès
Parmi les grands gagnants de cette édition figure Privat, qui repart avec trois distinctions : meilleur tube de l’année, meilleur featuring de l’année et meilleure production de l’année.
L’artiste a salué une reconnaissance qui récompense le travail accompli.
« C’est un plaisir total. Cela montre à quel point nos œuvres sont importantes. Nous allons continuer l’engagement pour un Burkina meilleur », a-t-il déclaré.
Privat, artiste musicien, Meilleur Tube de l’année avec Tchaba tcha
Autre grande lauréate de la soirée, Miss Tanya a été sacrée meilleure artiste de l’année. Son album Gondal lui a également valu le trophée du meilleur album de l’année, confirmant une année particulièrement réussie pour l’artiste.
Très émue à la réception de ses distinctions, elle a attribué ce succès à sa foi et à sa persévérance.
« Mon secret, c’est Dieu. Nous travaillons et nous avons mis notre confiance en lui. Je suis fière de repartir aujourd’hui avec ces deux trophées après mon sacre aux Kundé. Je remercie Dieu et les organisateurs pour l’estime », a-t-elle confié.
Tanya, meilleure artiste de l’année, une distinction de plus après son sacre au Kundé d’or
Koudbi Koala, un baobab de la culture honoré
L’un des moments forts de la soirée a été le sacre de Koudbi Koala, figure emblématique de la promotion culturelle au Burkina Faso et dans la sous-région.
Engagé dans le secteur culturel depuis 1982, il a reçu le trophée de personnalité FAMA de l’année, une distinction qui vient saluer plusieurs décennies consacrées à la valorisation de la culture.
Visiblement surpris par cet hommage, le promoteur culturel a exprimé sa gratitude.
« Youssef m’a demandé de venir à son activité. Quand je venais ici, je n’avais jamais pensé repartir avec un prix. Je suis venu participer comme les autres et me voilà avec ce prestigieux trophée », a-t-il déclaré.
Profitant de cette tribune, Koudbi Koala a également rendu hommage à la nouvelle génération d’acteurs culturels.
« Nous voyons des jeunes très dynamiques et engagés qui organisent des activités culturelles. Nous sommes très contents de voir cela. Nous sommes disponibles pour les accompagner. Ils doivent réussir. S’ils ne réussissent pas, nous n’aurons pas existé », a-t-il affirmé.
Koudbi Koala, FAMA de l’année
Un palmarès complet qui célèbre toute la filière
Au-delà des lauréats vedettes de la soirée, les FAMA 2026 ont également récompensé l’ensemble des acteurs qui font vivre la filière musicale burkinabè au quotidien.
Dans la catégorie des prix principaux, M Vision de Souleymane Zanré a été sacré réalisateur vidéo-clip de l’année, tandis que Fidèle Tiendrébeogo décroche le titre de graphiste de l’année. Hyacinthe Dondassé repart avec le trophée de manager de l’année et Ayman Ouédraogo est distingué arrangeur de l’année. La production Hunsunya Production est quant à elle récompensée du prix de producteur phonographique de l’année, et Désiré Kodjo de Deko Inter hérite du prix du promoteur de spectacle, une distinction qui rend hommage à la mémoire de Sylvain Mozak. Le prix du journaliste culturel de l’année, dédié à Yannick Sankara, est revenu à Wend Kouni Bilgo d’Afriyelba.
Du côté des prix spéciaux, la page Culture BF a été distinguée meilleure plateforme culturelle numérique. Demda Maytho remporte le prix de beat maker de l’année. Le prix de l’Ambassade du Maroc, destiné aux jeunes talents prometteurs, est allé à Ebène. Le Collectif 5G Intègre a été récompensé pour son hommage aux FDS et VDP. Prisca Koumbia a décroché le titre de jeune maître de cérémonie de l’année. Luc Bambara et son Festival Voix du Faso au Canada ont été distingués dans la catégorie promoteur culturel de la diaspora. Le festival Festicas repart avec le trophée du festival culturel de l’année. Et Imilo a été honoré pour son engagement social à travers sa journée caritative à la MACO.
Valoriser toute la chaîne de la musique
Au cours de la cérémonie, le commissaire général des FAMA, Youssef Ouédraogo, a rappelé la philosophie de l’événement.
Selon lui, les Faso Music Awards ont pour mission de mettre en lumière tous les maillons de la chaîne de valeur musicale, y compris les acteurs qui œuvrent souvent loin des projecteurs.
« Dans la chaîne de valeurs de la musique, des hommes de l’ombre réalisent un travail exceptionnel », a-t-il souligné.
Youssef Ouedraogo, Président du comité d’organisation et Commissaire général des FAMA
Pour le promoteur des FAMA, les professionnels du show-business participent pleinement au rayonnement du Burkina Faso.
« Les acteurs du show-biz sont en mission », a-t-il affirmé, appelant à faire de la culture un levier du rayonnement national et international du pays.
Il a également insisté sur l’esprit qui anime l’événement.
« Nous ne sommes pas dans un esprit de compétition », a-t-il déclaré, précisant que les FAMA visent avant tout à valoriser les performances et les initiatives culturelles.
Des partenariats pour préparer l’avenir
La 13e édition des Faso Music Awards s’est achevée sur une note de satisfaction avec la signature de conventions de partenariat entre les FAMA et plusieurs grandes manifestations culturelles, notamment les Nuits atypiques de Koudougou (NAK) et la Semaine nationale de la culture (SNC).
Ces accords traduisent la volonté des organisateurs de renforcer les synergies entre les différents acteurs du secteur culturel et de contribuer davantage au développement de l’industrie culturelle burkinabè.
Au terme de cette édition, les regards sont déjà tournés vers la 14e édition des FAMA, dont la date sera annoncée ultérieurement. Une nouvelle occasion de célébrer les talents qui font vivre et rayonner la culture burkinabè.
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