EducommuniK et la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) organisent à Ouagadougou un forum africain consacré à l’éducation aux médias et à l’information (EMI). Plusieurs pays africains prennent part à cette rencontre régionale de trois jours.

Les informations défilent sur les écrans, les vidéos se propagent en quelques secondes et les rumeurs devancent souvent les démentis. Dans cet univers numérique où chacun peut produire et diffuser des contenus, la désinformation, les discours de haine et les manipulations de l’opinion gagnent du terrain.
Face à ces dérives, l’éducation aux médias et à l’information s’impose comme un levier essentiel pour aiguiser l’esprit critique et apprendre à distinguer les faits des intox. C’est l’un des enjeux au cœur de ce forum africain.

Pour EducommuniK, qui organise cette rencontre aux côtés de la BCLCC, il est urgent d’agir face à un phénomène insidieux aux conséquences potentiellement dévastatrices.
L’éducation aux médias, un rempart pour former des citoyens avertis
Si la répression des manquements graves portant atteinte à la cohésion sociale reste nécessaire, elle ne saurait, à elle seule, constituer une réponse durable. C’est la position défendue par le parrain du forum, le ministre de la Communication, représenté à l’occasion par son secrétaire général, Dr Moctar Sanfo.
« La véritable réponse structurelle réside dans l’émancipation des citoyens par le savoir. En formant nos jeunes à décrypter l’information, à questionner les sources et à déjouer les pièges de l’intelligence artificielle, nous bâtissons des remparts solides contre ces dérives », a-t-il souligné.

De son côté, le président de l’Autorité de régulation de la communication et du traitement des données à caractère personnel (ARCOD), représenté par son vice-président, Issa Alexandre Zou, a insisté sur les liens entre la protection des données personnelles et la lutte contre la désinformation.
Selon lui, la riposte doit reposer sur trois piliers : l’éducation, la corégulation et la garantie des droits. « Le premier pilier est l’éducation. Cela transforme le récepteur passif en acteur vigilant. Le deuxième pilier est la corégulation. Enfin, le troisième pilier est la garantie des droits », a-t-il expliqué.

Les travaux, prévus sur trois jours, réunissent à Ouagadougou plusieurs délégations venues de l’espace AES, du Tchad, de la Mauritanie, du Sénégal, du Bénin et de la Gambie. Cette rencontre offre un cadre d’échanges sur les défis liés à la circulation de l’information et sur les moyens de renforcer les capacités des citoyens face aux risques du numérique.
Wendnimi OUEDRAOGO











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