Au Tchad, le cuir est bien plus qu’une matière première. Il représente un patrimoine artisanal et constitue une source d’activité pour de nombreuses communautés. À l’occasion de la 18ᵉ édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), la délégation tchadienne présente une diversité de créations en maroquinerie.

Ici, le cuir porte l’empreinte du Tchad. Au stand tchadien, portefeuilles, boîtes à bijoux, sacs, cartables, ceintures et autres accessoires en cuir dévoilent toute la richesse de cet artisanat et attirent les regards.
Derrière ces créations se révèle un héritage culturel que la délégation tchadienne est venue partager avec les visiteurs du SIAO.

« La maroquinerie est très vitale pour la communauté tchadienne. Il existe même une province entièrement consacrée à cette activité. Pour confectionner nos articles, nous utilisons essentiellement de la peau pure », explique Abdrahman Mohamed Obi, chef de service au ministère du Tourisme et de l’Artisanat.

Parmi les pièces qui retiennent particulièrement l’attention figure la mallette d’avocat. Conçue pour un usage bien précis, elle séduit autant par sa finition que par son prix, qui semble agréablement surprendre les visiteurs. Elle est proposée à 200 000 F CFA.

« C’est le modèle le moins cher. Il est équipé d’un système de verrouillage à code qui permet de sécuriser son contenu », explique Brun Tagadine, artisan exposant et membre de la délégation tchadienne.
Un pantalon entièrement en cuir figure également parmi les pièces exposées. Son prix le réserve à une certaine catégorie de clients. Il serait notamment prisé par les stars de la musique qui, selon les artisans, s’en procurent pour leurs concerts et autres prestations scéniques.

La maroquinerie, un pilier de l’économie tchadienne
Si la maroquinerie occupe une place aussi importante au Tchad, c’est aussi grâce aux ressources animales dont dispose le pays. Avec un cheptel particulièrement important, les artisans bénéficient d’une matière première abondante.
Les peaux de mouton, de varan et de serpent sont notamment utilisées dans la confection des différents articles en cuir. Cette activité, qui occupe 70 % de la population, constitue un savoir-faire local important et fait vivre de nombreuses communautés tchadiennes.
« C’est le deuxième pilier de l’économie nationale. C’est pour cela que l’État y accorde beaucoup plus d’importance », soutient-il. Cette importance accordée au secteur tient également à la qualité des articles proposés, dont la solidité leur conférerait une durée de vie pouvant dépasser les 20 ans.
Wendnimi OUEDRAOGO











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