Des motos impliquées dans des accidents mortels exposées pour rappeler les dangers de la route

Sécurité routière : une semaine pour mobiliser usagers et acteurs autour de la prévention des accidents

Chaque année, les routes endeuillent de nombreuses familles. Face à cette situation, le ministère de la Sécurité organise la 10ᵉ édition de la Semaine nationale de la sécurité routière, qui se tient du 31 juillet au 7 août 2026.

Le 25 février dernier, aux environs de 7 h 30, une collision entre deux motocyclettes survenait au carrefour IAM, à Ouagadougou. Le conducteur d’un scooter de type Mio ne s’est plus jamais réveillé. Les investigations menées par les services de constat ont conclu à un excès de vitesse comme principale cause du drame.
Un accident mortel qui aurait pourtant pu être évité si les personnes impliquées avaient respecté le Code de la route.

Des motos impliquées dans des accidents mortels exposées pour rappeler les dangers de la route

Le civisme comme mot d’ordre
Face à cette réalité, les autorités veulent replacer le civisme au cœur des comportements sur les routes. C’est dans cette dynamique que le ministère de la Sécurité, à travers l’Office national de la sécurité routière (ONASER), organise la 10ᵉ édition de la Semaine nationale de la sécurité routière.
Placée sous le thème « Patriote, je m’engage à être civique sur la route », cette édition se veut un cadre de sensibilisation et d’interpellation des usagers sur leur responsabilité dans la prévention des accidents.

« Il y a énormément de morts sur nos routes que l’on aurait pu éviter. C’est pourquoi j’en appelle à chacun à faire en sorte que nos routes soient plus sûres, en respectant le Code de la route », a déclaré le conseiller technique du ministère de la Sécurité, le colonel Atto Jules Sian.

Le patron de la cérémonie, le conseiller technique du ministère de la sécurité appelle les usagers à la tolérance

Le représentant du ministre a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de faire preuve de tolérance et de courtoisie dans la circulation. Une recommandation qui vise à favoriser une circulation plus apaisée et à prévenir les accidents.
Les équipements de contrôle exposés au public
Pour cette première journée, les participants ont pu découvrir plusieurs équipements de contrôle utilisés par les forces de sécurité, notamment un véhicule de remorquage, un éthylotest et un bâton lumineux de signalisation.

Un participant volontaire se prête à une démonstration de l’éthylotest

Une séance de sensibilisation a également ciblé des usagers en infraction, à l’image de ce motocycliste qui circulait avec son casque accroché à sa moto plutôt que porté, un comportement que cette campagne entend corriger.

Des usagers en infraction sensibilisés aux comportements à risque sur la route.

Plusieurs activités sont prévues au cours de ces huit jours de mobilisation. Elles porteront notamment sur des actions de sensibilisation dans les carrefours, en collaboration avec les associations engagées dans la sécurité routière.
Ces initiatives seront déployées dans les chefs-lieux de régions et de provinces, selon la directrice de la promotion de la sécurité routière à l’ONASER, Nina Yaméogo.

Wendinmi OUEDRAOGO