Transplantation rénale : le Gouvernement encourage les équipes médicales et les patients

Au CHU de Tengandogo, la troisième campagne de transplantation rénale s’achève ce 30 juillet. Trois nouvelles greffes viennent consolider les acquis du programme national. Au deuxième jour de cette campagne, le Gouvernement est allé saluer l’engagement des équipes médicales et apporter son soutien aux patients.

 

Ils attendaient ce moment comme une seconde naissance. Trois patients atteints d’insuffisance rénale chronique terminale bénéficient, depuis le 28 juillet, d’une greffe de rein au Burkina Faso.

Considérée comme le traitement de référence contre cette pathologie, cette intervention est réalisée au CHU de Tengandogo, à Ouagadougou. Cette troisième campagne succède aux deux précédentes, organisées respectivement en juillet 2025 et en février 2026.

Le soutien gouvernemental aux héros en blouse blanche

La montée en puissance du Burkina Faso ne se limite plus au terrain militaire. Elle se traduit également dans les hôpitaux, où les équipes médicales relèvent désormais le défi des interventions de haute technicité. La transplantation rénale en est l’une des illustrations les plus éloquentes.

Une délégation gouvernementale est venue encourager les équipes médicales et apporter son réconfort aux patients greffés ainsi qu’à leurs donneurs.

Au deuxième jour de cette troisième campagne, les ministres en charge de la Santé et de l’Enseignement supérieur se sont rendus au CHU de Tengandogo pour féliciter les chirurgiens et l’ensemble des équipes médicales, tout en apportant leur soutien aux patients greffés.

« Nous avons trouvé des équipes très engagées qui mettent du cœur à la tâche. Nous avons trouvé également des malades qui recouvrent parfaitement leur santé. C’est une opération réussie », s’est félicité Pr Adjima Thiombiano.

Le visage humain de la transplantation

La campagne, qui se tient du 28 au 30 juillet 2026, concerne trois couples donneur-receveur. Les receveurs comme les donneurs volontaires font l’objet d’évaluations rigoureuses afin de garantir leur compatibilité et leur sécurité.

Pour sauver son jeune frère, David Tapsoba n’a pas hésité. Donneur volontaire, il lui offre bien plus qu’un organe : une nouvelle chance de vivre.

« Je l’ai fait de mon plein gré. C’est une histoire de famille. Ça me faisait mal de voir mon petit frère souffrir de l’insuffisance rénale. Si je peux l’aider en lui donnant mon rein, je le fais avec le cœur », confie le donneur.

Cette troisième campagne confirme la volonté du ministère de la Santé de développer les soins hautement spécialisés et de faire de la souveraineté sanitaire une réalité.

Wendinmi Ouédraogo