Port du casque et secourisme : le CREU et l’ULB en première ligne pour la sécurité routière

La Cellule de Réflexion et d’Éveil Universitaire (CREU), en collaboration avec le Bureau général des étudiants de l’Université Libre du Burkina (ULB), a organisé, ce mardi 4 février 2026 à Ouagadougou, une conférence de sensibilisation sur le port du casque, la sécurité routière et le secourisme. Placée sous le thème « Préserver la vie, construire l’avenir : la jeunesse burkinabè face au défi de la sécurité routière », cette initiative vise à réduire les accidents de la route, particulièrement chez les jeunes. Elle se veut une réponse à un bilan jugé alarmant.

Selon Armel Philippe DIALA, représentant du président du CREU, cette action est née d’un constat préoccupant. « Nous avons constaté qu’en fin d’année, le bilan des accidents est élevé, et la majorité des victimes ne portaient pas de casque. C’est dans ce cadre que le CREU a initié ces 48 heures pour sensibiliser la jeunesse à la sécurité routière« , a-t-il expliqué.

Armel Philippe DIALA, représentant du président du CREU

Sensibiliser pour changer les comportements

Pour le docteur Samuel SANOU, représentant du recteur de l’ULB, la sensibilisation reste un levier essentiel pour inverser la tendance. « Si les étudiants sont bien sensibilisés, s’ils comprennent les risques qu’ils courent en roulant tête nue, et prennent conscience des dégâts qu’ils peuvent causer à eux-mêmes comme à autrui, ils peuvent changer de comportement« , a-t-il souligné.

Samuel SANOU, représentant du recteur de l’ULB

Quant au délégué général des étudiants de l’ULB, Yohann Coulibaly, il a insisté sur le lien entre réussite académique et responsabilité citoyenne. « Nous pensons que nous ne pouvons pas promouvoir une excellence académique sans une excellence dans les valeurs. D’où cette collaboration avec le CREU. Ces 48 heures seront un cadre de prise de conscience pour les étudiants sur l’importance de la sécurité routière« , a-t-il affirmé.

Ces 48 heures de sensibilisation seront marquées par des panels d’échanges, une formation en secourisme animée par la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, ainsi qu’une parade dans la ville de Ouagadougou, afin de toucher un public plus large et d’interpeller les usagers de la route.

Vers des actions durables et des mesures fortes

Pour la Cellule de Réflexion et d’Éveil Universitaire (CREU), cette initiative ne s’arrêtera pas à ces deux jours d’activités. « Après ces 48 heures, nous allons poursuivre la sensibilisation et appeler à des actions fortes, y compris des sanctions, pour que chacun comprenne qu’au-delà de sa propre vie, il met aussi celle des autres en danger« , a conclu Armel Philippe DIALA.

Djamila Compaoré