Pharmacies de garde : 120 pharmacies mobilisées face à la forte demande

Trouver une pharmacie ouverte le week-end devrait désormais être plus facile à Ouagadougou. Face à la recrudescence du paludisme et à la forte demande en médicaments pendant l’hivernage, l’Ordre national des pharmaciens du Burkina Faso a décidé de doubler le nombre de pharmacies mobilisées chaque week-end.

Chaque week-end et à la tombée de la nuit, les files d’attente s’allongent devant certaines pharmacies de garde. Patients et accompagnants attendent parfois de longues minutes, voire davantage, avant d’obtenir leurs médicaments.

Pour certains, cette attente s’ajoute à plusieurs kilomètres parcourus à la recherche d’une officine de garde. Cette scène devient presque quotidienne en cette saison des pluies, marquée par une recrudescence des cas de paludisme.

Face à cette situation, l’Ordre national des pharmaciens du Burkina Faso passe à l’action.

Les effectifs des pharmacies de garde renforcés

Jusqu’à présent, une soixantaine de pharmacies assuraient les gardes en dehors des horaires habituels d’ouverture, c’est-à-dire après 20 heures du lundi au vendredi, à partir de 12 heures le samedi, ainsi que durant toute la journée du dimanche.

Cependant, les officines enregistrent une affluence exceptionnelle entre juillet et novembre. Face à cette réalité, le Conseil régional de Ouagadougou de l’Ordre national des pharmaciens a décidé d’adapter son organisation afin de mieux répondre aux attentes des populations.

« C’est pourquoi, en plus des officines qui assurent la garde pendant la semaine, 60 autres officines sont mobilisées en appui les samedis et dimanches, de 8 heures à 20 heures », a déclaré le président du Conseil régional, Patrick Kafando.

Ainsi, 120 pharmacies seront ouvertes chaque week-end à Ouagadougou afin de mieux répondre à la forte demande en médicaments.

Un effort collectif des pharmaciens

Derrière ce renforcement du dispositif de garde se cache une importante réorganisation du travail des pharmaciens. Cette mesure exige un investissement humain, matériel et financier que les professionnels du secteur ont accepté de consentir.

« Je voudrais saluer ici leur professionnalisme, leur sens des responsabilités et leur engagement constant au service de la santé publique », a déclaré le président du Conseil régional de Ouagadougou.

Wendinmi OUEDRAOGO