En ce mercredi 25 décembre 2025, les fidèles catholiques ont célébré la nativité du Christ aux côtés des pensionnaires de la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou (MACO).
La messe a été présidée par Monseigneur Prosper Kontiébo, archevêque métropolitain de Ouagadougou. Dans son homélie, il a invité les détenus à garder l’espérance, malgré les épreuves de la détention :
« Jésus est venu pour nous sauver, pour être avec nous. Nous ne sommes jamais seuls dans les difficultés et les épreuves. Dieu est toujours avec nous. »
Mgr Prosper KONTIÉBO, Archevêque métropolitain de Ouagadougou
À travers cette célébration, l’Église catholique a tenu à manifester sa proximité avec les pensionnaires de la MACO, en rappelant que Noël est avant tout un message d’amour, de pardon et de réconciliation. Une démarche qui s’inscrit dans la continuité de l’engagement pastoral de l’Église auprès des personnes privées de liberté.
Présent à la cérémonie, le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a salué ce geste fort de solidarité :
« Le symbole est très fort. Chacun aurait pu célébrer Noël dans son église, mais Monseigneur a choisi d’apporter la lumière du Christ aux pensionnaires, à ceux que l’on considère parfois comme les oubliés de la société. Au-delà de l’adoration, c’est un signe d’espoir semé dans leurs cœurs. »
Edasso Rodrigue BAYALA, Ministre en charge de la justice
Le ministre a également évoqué les actions en cours pour l’amélioration des conditions de détention au Burkina Faso. Il a notamment rappelé la volonté du chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, de faire des établissements pénitentiaires des espaces de formation professionnelle, en vue de la réinsertion sociale des détenus. Il a aussi cité l’opération « casiers vides », qui a permis de traiter de nombreux dossiers judiciaires en attente, traduisant une évolution progressive du système judiciaire burkinabè.
La célébration s’est déroulée dans une atmosphère de paix, de fraternité et de partage. Elle s’est achevée par un repas communautaire, partagé entre les fidèles et les pensionnaires.
Laisser une réponse