ISTIC : les stagiaires appelés à faire de l’engagement patriotique un acte concret

L’Institut des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ISTIC) a donné, ce lundi 06 avril 2026 à Ouagadougou, le coup d’envoi de la Semaine de l’Engagement Citoyen et de la Solidarité de ses stagiaires.

Placée sous le thème « Engagement patriotique et citoyenneté active : contribution des futurs professionnels de l’information et de la communication », cette initiative met les stagiaires au cœur d’une dynamique nationale qui prône civisme, discipline et participation citoyenne.

Former des professionnels, forger des citoyens

Dès l’ouverture, le délégué général des stagiaires, Claver Théophane Wendyam Mandzaba, a situé les enjeux. Pour lui, cette semaine dépasse le cadre académique :

« Cette initiative portée avec conviction par les stagiaires s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale pour la promotion du civisme, du patriotisme et de la participation citoyenne. Elle est la preuve que notre institut ne forme pas seulement des professionnels compétents, mais forge avant tout des citoyens conscients des défis de leur nation. »

Claver Théophane Wendyam Mandzaba, Délégué Général des stagiaires de l’ISTIC

Il insiste sur la responsabilité des futurs communicants : « Le thème choisi pour cette édition est un véritable appel à l’action. Il nous rappelle que le journaliste, le technicien, le communicateur sont des hommes incontournables face aux défis qui s’imposent à notre pays. »

Pendant six jours, du 6 au 11 avril, l’ISTIC vibrera au rythme d’activités mêlant réflexion et actions : conférences, opérations de salubrité, collectes de dons au profit des personnes déplacées internes et des orphelins.

Un engagement qui va au-delà des mots

Représentant le ministère en charge de la Communication, Marguerite Doannio a, au nom du ministre, salué une initiative en phase avec les orientations nationales :

« Cette activité s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale portée par les plus hautes autorités du Burkina Faso […] Elle fait écho à la vision d’un Burkina Faso fondé sur la souveraineté, la résilience et la dignité collective. »

Le message se veut sans équivoque : les professionnels de l’information ne doivent pas être de simples observateurs.

« Le thème retenu rappelle avec justesse que les professionnels de l’information et de la communication ne sont pas de simples observateurs mais des acteurs engagés dans la transformation sociale », a-t-elle lu.

Marguerite Doannio, Représentante du ministère en charge de la Communication

Elle appelle ainsi les stagiaires à devenir : « des vecteurs de sensibilisation, des promoteurs du consommez local et des défenseurs de notre souveraineté économique ».

Apprendre, agir et incarner le patriotisme

Pour la directrice générale de l’ISTIC, cette semaine est un prolongement pédagogique essentiel.

« L’engagement n’est pas seulement une question de mots », souligne-t-elle, insistant sur la nécessité pour les stagiaires de traduire leurs convictions en actes concrets.

Dans cette logique, les activités prévues allient théorie et pratique :

« À travers ces journées, les stagiaires veulent eux-mêmes intégrer l’idée que l’engagement est aussi une question de comportement, d’actes et d’actions », a-t-elle expliqué.

Dr Alizèta Ouoba / Compaoré, Directrice Générale de l’ISTIC

Elle lance également un appel à la mobilisation générale : les cours se poursuivent, mais les stagiaires sont invités à s’impliquer pleinement dans les activités pour marquer leur engagement.

Une responsabilité majeure dans un contexte de crise

Invité à la cérémonie, le Président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES), Bassolma Bazié, a salué une initiative « salutaire » portée par la jeunesse.

Pour lui, le patriotisme commence par la formation et la conscience :

« Réunir toutes les conditions pour apprendre, renforcer son savoir, son savoir-être et son savoir-faire […] c’est là que commence le patriotisme sincère. »

Dans un contexte sécuritaire marqué, il rappelle le rôle stratégique des communicants :

« Nous sommes en période de guerre, les armes crépitent, mais nous sommes aussi en guerre communicationnelle. »

Bassolma Bazié, Président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES)

Un avertissement accompagne cet appel à la responsabilité :

« Celui qui agit au nom de l’information, de la communication, doit comprendre que le mot tue au même titre que la balle. »

Pour lui, les futurs journalistes et communicants doivent faire preuve de lucidité et de patriotisme dans l’usage de la parole : un mot mal orienté peut nuire à la nation.

Une semaine entre réflexion et solidarité

Au-delà des discours, la semaine se veut résolument tournée vers l’action. Opérations de salubrité, sensibilisation à la consommation locale et élans de solidarité rythmeront les activités.

Au cours de la cérémonie, la collecte de fonds au profit du Fonds de soutien patriotique (FSP) a été officiellement lancée. Elle se poursuit jusqu’au vendredi, avec un appel à la mobilisation de tous.

Gloria Balo