Ce vendredi 20 mars 2026, des milliers de fidèles musulmans se sont rassemblés à la Place de la Nation de Ouagadougou pour la grande prière de l’Aïd el-Fitr, marquant la fin du mois de Ramadan.

Après trente jours de jeûne, de prières, de partage et de privation, la communauté musulmane a rendu grâce à Allah pour sa protection et ses bienfaits, dans une ambiance de ferveur religieuse et de recueillement.
Une célébration marquée par le vivre-ensemble
La prière a été dirigée par le Grand Imam de Ouagadougou, Cheikh Abdallah Ouédraogo, en présence de plusieurs autorités religieuses, administratives et coutumières.
Parmi les personnalités présentes figuraient le Moogho Naaba, une délégation de l’Église catholique conduite par le nonce apostolique, Monseigneur Eric SOVIGIDI, ainsi que des membres du gouvernement. Une présence diverse qui a donné à cette célébration une portée particulière, en mettant en avant la cohésion sociale et la tolérance religieuse qui caractérisent le Burkina Faso.

Le Grand Imam appelle à l’éducation et à la vérité
Dans son sermon, le Grand Imam de Ouagadougou a insisté sur la nécessité d’un bon comportement au sein de la société et sur l’importance de l’éducation parentale.
« Pour un monde meilleur, chacun doit bien se comporter et œuvrer dans la vérité. Nous invitons les patrons et les employés à travailler dans une parfaite symbiose », a déclaré Cheikh Abdallah Ouédraogo.

À travers ce message, l’autorité religieuse a rappelé que la foi doit aussi se traduire dans les comportements quotidiens, les relations sociales et le sens de la responsabilité.
Le gouvernement aux côtés de la communauté musulmane
Présent à la cérémonie, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, a salué la communauté musulmane au nom des plus hautes autorités du pays.
« Nous sommes ici au nom des plus hautes autorités pour communier avec nos frères musulmans. Après un mois de consécration et de prières pour le Burkina Faso, pour les Forces de Défense et de Sécurité, et pour chacun selon sa foi, il était important d’être présents pour leur souhaiter une bonne fête et espérer que ce moment soit un symbole de communion nationale », a-t-il indiqué.

Une fraternité interreligieuse réaffirmée
La présence d’une délégation de l’Église catholique a également été saluée par la communauté musulmane. Le nonce apostolique, Monseigneur Eric SOVIGIDI, a mis en avant la nécessité de marcher ensemble pour le bien du pays.
« Nous sommes venus accompagner nos frères musulmans dans cette célébration, marcher ensemble et confier notre nation à Dieu afin qu’il veille sur elle. Que nos efforts et notre union apportent bénédiction à tous », a-t-il déclaré.

Une fête placée sous le signe de l’espérance
Au-delà de son caractère religieux, cette célébration de l’Aïd el-Fitr a aussi été vécue comme un moment de communion, de fraternité et d’espérance.

Pour de nombreux fidèles, ce mois de Ramadan a été un temps de prières et de supplications pour le retour de la paix au Burkina Faso. En ce 20 mars 2026, la fête de l’Aïd el-Fitr apparaît ainsi comme un moment de joie, de reconnaissance, mais aussi d’espérance pour l’avenir du pays.
Inocent Ilboudo











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