Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce vendredi 10 avril 2026, la session ordinaire du comité de pilotage du climat des affaires et du cadre de concertation public-privé.

Cette session vise à faire le point sur les réformes engagées et à mieux structurer les décisions à venir. Elle a réuni des membres du gouvernement et des acteurs du secteur privé, dans une dynamique de dialogue renforcé et de consolidation des réformes économiques.
Dans un contexte où l’attractivité économique et la confiance des investisseurs constituent des enjeux majeurs, ce cadre de concertation se positionne comme un levier essentiel pour impulser des réformes structurelles et améliorer durablement l’environnement des affaires au Burkina Faso.
Sur une centaine de réformes et d’engagements arrêtés, environ 60 % ont été réalisés à la date du 31 décembre 2025. Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serge Poda, précise que plusieurs réformes sont toujours en cours et devraient aboutir dans les prochains mois.
Pour le chef du département, les échanges ont été satisfaisants. Ils ont porté notamment sur l’évaluation de la mise en œuvre des actions engagées et sur de nouvelles propositions visant à améliorer le climat des affaires.
« On peut dire que le climat des affaires se porte très bien. Lorsque vous regardez le nombre d’entreprises que nous avons autorisées à s’ouvrir, qui est en croissance ; lorsque vous regardez le nombre d’unités industrielles qui se sont ouvertes, c’est très satisfaisant », a-t-il déclaré.

Le ministre souligne également que le pays a enregistré, l’année dernière, l’ouverture d’un nombre d’unités industrielles publiques et privées jamais atteint.
« Nous voulons un climat d’affaires en phase avec la nouvelle vision, qui voudrait que nous soyons un pays souverain, que nous ayons une économie souveraine », a-t-il ajouté.
Du côté du secteur privé, cette rencontre est jugée essentielle.
« C’est le lieu où les préoccupations sont posées par le secteur privé pour l’amélioration du climat des affaires dans notre pays », a indiqué Seydou Sessouma Zanga, vice-président de la délégation spéciale de la Chambre de commerce.

À l’issue des travaux, plusieurs engagements ont été pris.
« Nous avons terminé cette session par des recommandations et des engagements des autorités pour la mise en œuvre de 51 recommandations qui concernent l’énergie, l’eau, l’agriculture, le commerce et l’industrie », a-t-il précisé.
Cette session 2026 a ainsi permis de dresser le bilan des actions menées en 2025 et de tracer de nouvelles perspectives pour renforcer la collaboration entre les secteurs public et privé au pays des Hommes intègres.
Inocent Ilboudo











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